La victoire de Gianni Alemanno (PDL) sur Francesco Rutelli (PD) n'est qu'une demi-surprise pour qui connait un petit peu la ville éternelle qui connait une situation de quasi-faillite. Les
esprits chagrins préféreront traiter Monsieur Alemanno de néo fasciste (l'argument qui tue), occultant le fait que la candidature de Rutelli est composée avant tout des vestiges du PCI et
de la gauche la plus extrême, contrairement aux choix de Walter Veltroni quinze jours plus tôt pour les élections législatives.
Ce résultat, qui me réjouit me rappelle une autre campagne municipale romaine, en 1993, à l'occasion de laquelle je collais mes premières affiches. Francesco Rutelli, qui était alors le candidat
du parti communiste, des verts et des radicaux, avait été élu contre le candidat de droite qui était Gianfranco Fini, pressenti aujourd'hui pour présider la chambre des députés.
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